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millésime 2007 prévisions 2008

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Vignes et montagnes

Légendaire, c’est le mot qui vient à l’esprit lorsque nous évoquons ce millésime,


car les conditions climatiques ont été exceptionnelles et rappellent les années 1945, 1947 ou 1959 et plus près, 2009 et 2011. Bien sûr, me direz-vous, chaque année est un millésime de légende, parole de vignerons! Et bien cette fois-ci, ils ont raison car dans nos contrées, l’évolution des températures a du bon. Les records ont été battus, soit en juillet, soit en septembre, et ont permis une maturation précoce et longue, ainsi qu’une récolte saine. Ces conditions caniculaires ont fait le bonheur des teneurs en sucre, qui ont également tutoyé les sommets. Que demande le peuple? Un petit bémol? Même pas. Ah oui, tout de même?! L’absence de précipitations a fait que les baies sont restées petites et concentrées, garantes d’un jus de haute qualité. Dès lors, la récolte est très restreinte.
Les blancs: Au sortir des fermentations, ils ont des nez de pêches blanches et de fleurs d’acacias. La bouche est riche avec une attaque souple et ample sur des fines notes minérales. Elle se prolonge par des arômes fruités avec une bonne structure en finale.
Les rouges: Très colorés voire violets, ils développent des parfums de fruits noirs, cassis et mûres. Souples et riches en alcool, ils sont très charpentés et dotés de tannins soyeux d’une très grande classe. C’est un honneur de vous présenter ce millésime. Il vous réjouira et vous rappellera les belles journées de cette année mythique.
En détail: Les Pinots sont très sombres aux senteurs de mûres. En bouche, ils sont souples et tendres. Leur richesse en alcool leur permettront d’atteindre des potentiels de garde intéressants et accompagneront avec bonheur les viandes blanches et certaines cuisines exotiques.
Les Gamays ont des robes carmin aux touches violettes avec un bouquet aux accents de cassis et de fruits noirs, agrémentés de notes poivrées. Très bien équilibrés grâce à leurs tannins soyeux, vous retrouvez en bouche ces saveurs expressives et épicées qui mettront en valeur les charcuteries, les plats en sauce et les viandes rouges. Garanoirs, Gamarets et Merlots sont aux couleurs de l’encre. Avec des nez de cerises et myrtilles, ils sont encore très fermes et jeunes. Leur structure forte et complexe devra laisser du temps au temps, afin que s’harmonisent les parfaites maturités du fruit et des tannins. De belles perspectives pour tous les mets cuisinés dès l’automne prochain.

Même si l’on n’a pas eu un bel été, aucun vigneron n’échangerait 2014 contre 2013.


Etonnemment, les conditions 2014 sont pratiquement à l’inverse de celles de 2013: printemps très précoce et magnifique, été maussade et splendide mois de septembre. Et surtout fort peu de grêle cette année à La Côte. En juillet et en août, les terrasses des restaurants ont fait la moue tandis que la vigne accumulait des réserves pour être « au top » et profiter au maximum d’un mois de septembre parmi les plus chauds et les plus secs qu’il nous ait été donné de constater depuis fort longtemps.
La Drosophila Suzukii a davantage fait couler d’encre qu’elle n’a causé de réels dégâts dans le vignoble. Quelques parcelles ont dû être vendangées avant l’ouverture « officielle » des vendanges, les vins rosés que nous en avons tirés sont parfaitement sains et dévoilent déjà de fort jolis arômes fruités. Les vignerons ont le sourire et l’ambiance des vendanges est joyeuse, ce qui augure toujours d’un beau millésime.
Et encore mieux: les œnologues arborent eux aussi un large sourire. Les teneurs en sucre se situent à hauteur des meilleurs millésimes de ces dernières années. Les cépages aromatiques, tels que Doral,Sauvignon blanc ou Gewürztraminer expriment déjà toute leur typicité au sortir de la fermentation alcoolique. Les Chasselas tout dorés à leur arrivée à la cave promettent des vins fruités et bien équilibrés.
Les baies des cépages rouges sont de petite taille et très sucrées en fin de maturation. Du coup la couleur des vins rouges au sortir de la cuvaison sont d’une profondeur exceptionnelle, les tannins sont bien présents, mais mûrs et déjà soyeux. Et les Merlots sont denses, riches et bien noirs. Il faudra certes un peu de patience avant de profiter au mieux des vins du millésime 2014. Mais en attendant nous avons de très beaux représentants du millésime précédent, à découvrir ci-après.

Entre bonheur et frustration, c’est ce que nous pourrions écrire au terme de ces récoltes 2013.


Le climat de 2013 aurait pu être comme les chambres d’hôtels anglais : simplement à oublier. Partant du printemps tardif sur l’ensemble de l’Europe, les conditions lors de la floraison de la vigne ont été précaires, limitant, de facto, la future récolte. C’est donc coulure et millerandage qui étaient au rendez-vous.
Le climat chaotique a poursuivi en décimant l’arc jurassien et la région de Nyon le 20 juin, puis en renouvelant la donne à la fin juillet et en début août, parsemant le vignoble de quelques grêlons avec des orages d’une grande violence.
Ce faisant l’été devint chaud et radieux, suivit d’un mois de septembre idéal pour la maturation, composé qu’il était de nuits froides et de jours chauds. Aussi, les premières récoltes pour les vins mousseux ont débuté le 1er octobre, alors que la grande mobilisation des vendanges démarrait le 14 octobre. Durant ce mois, les vignerons ont dû se battre contre les éléments naturels, en alternant les jours intensifs de cueillettes avec des jours de repos dus aux capricieux orages qui, même en octobre, persistaient à nous gratifier de leurs flashs éclairants.
Si les volumes sont faibles, un bon quart inférieur à l’an passé, les qualités sont heureusement au rendez-vous. Les teneurs en sucre ne sont pas si élevées que l’année 2012, mais le minimum pour une classification en « grand cru » a souvent été atteint. L’attaque en bouche présente une bonne structure basée sur une trame vive pour les vins blancs, laissant augurer de vins sur le fruit et la minéralité.
Les maturités dans les rouges sont bonnes. Les peaux des raisins avaient accumulé des anthocyanes et l’extraction des tannins, de même que les fermentations, se sont faites en douceur. On y trouve également du fruit et de la fraîcheur sur une base charpentée.
Dans l’ensemble, c’est le bonheur de constater que le travail des vignerons d’une année aux conditions difficiles s’est terminé par une belle qualité dans les cuves, favorisée par la limitation drastique de la récolte. Qu’elle soit volontaire ou naturelle, c’est peut-être là que la frustration s’impose : celle de ne pouvoir tout maîtriser, en particulier le climat et son influence.
2013 est déjà bien vivant et nous sommes plus forts d’une riche expérience que nous nous réjouissons de vous faire partager.

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